​60 Ans de Scoutisme au Groupe Thomas Demers (2)


Par Albert Rémillard
Publié dans le Courrier de Saint-Hyacinthe le 15 mai 1991

Les scouts de la troupe Saint-Dominique prennent une part active à la célébration du 10e anniversaire du scoutisme au diocèse de Saint-Hyacinthe, les 22 et 23 juin 1940


En 1939, les scouts de la troupe Saint-Dominique organisent un souper des Fêtes pour des jeunes démunis de la paroisse Notre-Dame. Le lendemain de Noël, bravement, ils prennent la rue et parcourent la paroisse en quête de victuailles pour ce souper. Ils réussissent si bien qu’ils peuvent offrir de quoi fêter à une quarantaine de jeunes. Voilà, une B.A. exceptionnelle.


Une autre B.A. d’importance, quoi que moins heureuse se réalise en juin 1941. Les scouts de Saint-Hyacinthe aident aux recherches du jeune Jean-Paul Courville, âgé de 10 ans, porté disparu le 23, à la suite d’une chute du haut d’une falaise escarpée du mont Saint-Hilaire. Cet endroit est connu sous le nom de « Crête du pain de sucre ». Les scouts étaient dirigés par leur chef de groupe, Émile Martel et les commissaires, Guy Saint-Onge et Marcel Breault, l’abbé Édouard-Léon Paul-Hus, aumônier scout du diocèse était du nombre. Roméo Gauthier, Marcel Breault et Joseph Hébert retrouvent le cadavre du jeune Courville vers la fin de l’après-midi du 24 juin.


Le clan routier est établi le 1er mai 1943, Louis Martel en est le chef. Ce clan routier remplace les routiers ou scouts aînés en vigueur depuis 1935.


Mais, qu’est-ce donc que La Route ? Avant tout, La Route sera une continuation du scoutisme ou mieux encore son épanouissement. Le scoutisme a pour but la formation individuelle de l’enfant qui lui est confié. À La Route, le jeune homme de 18 ans devra compléter sa formation au plus vite, et lorsqu’il sera prêt à se lancer dans l’action, adopter un service (activité). Le clan sera alors pour lui, un organisme où il rencontrera ses frères d’armes, causera de ses déboires et de ses succès, se retrempera ans une atmosphère de vie scoute et repartira où son service l’appelle, plus fort que jamais. Voilà, en quelques mots, La définition de La Route telle que présentée aux journées fédérales par Georges-Albert Bergeron, commissaire en 1938.


Forte de ces enseignements, la troupe Saint-Dominique, sous la responsabilité pastorale de Pères Jacques Surprenant (1939-1943), Fernand Fortin (1943-1944), Bruno Pelletier (1944-1949) continue son action vivifiante auprès des jeunes. À ce moment-là, trois unités sont opérationnelles les louveteaux, les éclaireurs et le clan routier.


En mai 1949, le Père Thomas Demers est nommé aumônier de la troupe. Avec un dynamisme communicatif, il se retrouve au cœur de l’action. Tout d’abord c’est une grande B.A. : les scouts récupèrent des jouets brisés, les réparent et les remettent aux enfants défavorisés à l’intérieur d’une grande distribution anonyme, dans la nuit de Noël 1952.


On souligne la mise en place de la compagnie guide fondée le 14 mars 1953, sous le nom de 10e compagnie Saint-Dominique, elle a pour cheftaine-fondatrice Monique Leblanc.


Plusieurs activités reliées au groupe Saint-Dominique aussi bien qu’à la population juvénile maskoutaine sont mises de l’avant : par exemple, en 1952, à chaque semaine de l’automne et du printemps, a lieu une présentation de films au Centre Notre-Dame.


Au lac Brais, c’est un abattis et une grande chasse aux chats sauvages, afin de sauver de ces prédateurs, les victuailles de la cantine. Aussi, la légende de la Dame du Lac prend naissance.


Cependant, en 1956, le Père Thomas doit quitter le groupe Saint-Dominique pour se rendre aux États-Unis, comme vicaire à Lewiston. Le Père Joseph Paquet le remplace à titre d’aumônier du groupe, jusqu’à septembre 1959 alors que le Père Thomas Demers, de retour à Saint-Hyacinthe reprend ses activités auprès des scouts et guides
À l’automne de 1959, la taroupe Saint-Dominique organise un camp volant, le premier de son histoire. Le trajet emprunté est le suivant, Lac Brais, Bowker, Trois-Lac, Brompton, Lac Stuckley. Ce parcours est complété à l’intérieur du camp régulier.

Photo: En août 1941, les Louvetaux et les Éclaireurs ont fait leur effort de guerre en récupérant de l’aluminium. Une somme de plus de 500 $ fut remise à la Croix Rouge. Quelques participants : 2e rangée, Gaby Dion, Louis Martel, Conrad Mongeau, Jean Gagnon, Guy St-Pierre. 3e rangée, Jean Désy, ? Richard, Yves Tousignanl En arrière le chef Émile Martel.
Source: Archives du groupe Scout/Guide Thomas Demers Inc.

Cet article est le deuxième d'une série de deux.

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