Le journaliste Raymond Saint-Pierre



L’ancien Maskoutain recevra bientôt un Prix du Québec.

En effet, le 11 octobre 2019, le ministre de l'Économie et de l'Innovation et ministre responsable de la région de Lanaudière, M. Pierre Fitzgibbon, et la ministre de la Culture et des Communications, Mme Nathalie Roy, dévoilaient les récipiendaires des Prix du Québec 2019.

Parmi la cohorte 2019, on retrouve le journaliste Raymond Saint-Pierre qui recevra le prix Guy-Mauffette pour sa carrière dans le domaine de la radio, télévision, presse écrite et médias numériques.

Raymond Saint-Pierre, un Maskoutain qui habitait la ville de La Providence, a fait une partie de ses études au Séminaire de Saint-Hyacinthe. Un rapide coup d’œil sur son passage au sein de cette institution nous permet d’en connaître un peu plus sur ce journaliste qui a parcouru la planète au cours de sa prolifique carrière.

Selon un article publié dans Le Courrier de Saint-Hyacinthe, le 1er février 1994, Raymond Saint-Pierre est né le 29 août 1948. Il entre au Séminaire lors de l’année scolaire 1961-1962. À l’époque, il est inscrit au cours secondaire classique, en huitième année ou en éléments latins. Au terme de cette première année, Raymond Saint-Pierre remporte quatre prix « Honneur au mérite », en langue française, langue anglaise, en sciences naturelles et en chant.

Au cours des trois années suivantes, il se signale en recevant des prix en enseignement religieux, en langue anglaise et française, en histoire et en diction. Faits importants à noter, lors de son année scolaire en 1964-1965 -  la onzième année du cours secondaire classique – il met la main sur un prix d’excellence et commence à s’impliquer comme annonceur à la radio étudiante le poste C.B.O.D. «En 1964, Raymond Saint-Pierre fait ses débuts à « Radio-Corridor » au Séminaire de Saint-Hyacinthe. À seize ans et demi, sa belle voix de basse résonne par le truchement de haut-parleurs dans les espaces communs de cette école centenaire. « On n’avait pas un auditoire gigantesque, se rappelle-t-il, mais il était très captif! », note Anne Marie Lecomte, dans un texte publié sur le site de Radio-Canada.

Puis, ses quatre dernières années d’études au Séminaire se font en tant qu’étudiant au cours collégial. Au début de l’année 1966, il entre dans le monde des communications professionnelles « à titre de reporter-animateur sur les ondes de la radio CKBS à Saint-Hyacinthe », indique Le Courrier du 1er février 1994. Lors de l’année scolaire 1966-1967, en plus de son travail à CKBS, il est co-président de sa classe avec Gaston Caron, un Maskoutain qui poursuivra une carrière d’acteur.

Au début de l’année 1968, les futurs finissants du Séminaire (1962-1968) doivent indiquer leur choix de carrière. Raymond Saint-Pierre indique alors qu’il poursuivra des études de droit. Au final, le futur journaliste obtiendra une maîtrise en lettres de l’Université Aix-Marseille, en France.

De retour au pays, il est embauché comme reporter à la radio de CKAC. Deux ans plus tard, le voici directeur de l’information de CKAC et du réseau Télémédia. En 1978, il fait son entrée à Radio-Canada comme correspondant national. Il aura des assignations à Washington, Londres et Paris. Il poursuivra sa carrière à la Société Radio-Canada et certains se rappellerons de lui comme animateur de relève et reporter à l’émission Le Point.

Plus tard, on le retrouvera en Chine, en Russie et ailleurs où l’actualité l’appelle. Bernard Derome, journaliste et ex-présentateur du Téléjournal 22h à Radio-Canada, dira qu’il « a fait le tour du jardin… De la planète jardin. »

Physiquement, sa marque de commerce est sans aucun doute ses lunettes. Déjà lorsqu’il habite Saint-Hyacinthe, l’artiste et photographe Jacques Bernier capture son portrait que l’on vous présente ici en exclusivité.

Comme l’indique le texte de d’Anne Marie Lecomte, « Aujourd’hui, Raymond Saint-Pierre tire sa révérence à regret, terrassé par une maladie auto-immune qui l’a assailli à Moscou, l’an dernier. « Il fallait bien que je prenne ma retraite à un moment donné, ironise-t-il. Mais j’aurais préféré que ça se passe d’une façon plus relax, dans un contexte plus posé. »

Nous profitions de sa nomination aux Prix du Québec pour féliciter Raymond Saint-Pierre, ancien du Séminaire de Saint-Hyacinthe, pour ces multiples années de carrière à nous faire l’actualité planétaire.

En terminant, retenons ce message ironique qu’il écrit dans l’album des finissants du Séminaire du cours 1961-1968 : « La seule chose valable que m’ait appris le bon vieux cours classique, c’est de ne jamais me contenter de peu. C’est pourquoi je suis loin d’en être content… désolé… »

Paul Foisy, octobre 2019.

Photo 1
Raymond Saint-Pierre reçoit un petit cadeau lorsqu’il quitte le poste CKBS au début des années 1970. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH380.


Photo 2
Raymond Saint-Pierre, une œuvre de Jacques Bernier. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH118.


Photo 3
Page de Raymond Saint-Pierre publié dans l’Album des finissants 68-69 du Séminaire de Saint-Hyacinthe. Centre d’histoire de Saint-Hyacinthe, CH001.