Le grand verglas



En janvier 1998, à l’aube des festivités entourant le 250e de Saint-Hyacinthe, la population de la région maskoutaine, prise au piège dans l’enfer de glace, vie des moments critiques qui s’inscrivent aujourd’hui dans la trame historique de Saint-Hyacinthe.


Un document déposé dans un fonds d’archives consacré au verglas de 1998 résume la situation : « Nous avons connu la pire tempête de verglas à Saint-Hyacinthe depuis le début des relevés météorologiques. Durant la période du 5 au 9 janvier 1998 nous avons connu la remontée de quatre dépressions en provenance du Sud des États-Unis accompagnés d’air doux et très humide pendant qu’un dôme d’air froid recouvrait le Québec. La rencontre des deux masses d’air a provoqué une inversion qui a occasionné cinq jours consécutifs de précipitations verglaçantes. La pluie verglaçante mêlée au grésil a laissé une accumulation de 91,3 mm de pluie verglaçante et 4 cm de grésil pour un équivalent en eau de 107,3 mm.



Presque tout le réseau des lignes électriques aériennes d’Hydro-Québec fut démoli dans un triangle formé de Saint-Hyacinthe, Granby et Saint-Jean. Des centaines de pylônes furent écrasés au sol et des milliers de poteaux brisés par la pesanteur du verglas. La ville de Saint-Hyacinthe a connu une panne générale d’électricité durant près de deux semaines. »



Au cours de cette période, les Maskoutains ont vécu des moments difficiles, mais ils ont découvert qu’ils peuvent faire preuve de solidarité. Un peu comme nos prédécesseurs qui se sont serré les coudes lors des grands feux de 1876 et de 1903.



Cette exposition virtuelle veut en quelque sorte témoigner de certaines facettes de cet épisode singulier de l’histoire maskoutaine. La majorité des photos proviennent du fonds d’archives CH600 PPM Photo, qui a été versé au Centre d’histoire il y a quelques années par le photographe Robert Gosselin. La principale source d’information demeure les textes rédigés par les journalistes du Courrier de Saint-Hyacinthe qui ont fait un travail extraordinaire pendant la crise du verglas. Comme plusieurs à cette époque, ils n’ont pas compté les heures pour informer la population maskoutaine en ce temps de crise.



Paul Foisy, janvier 2018.